France-USA : Soyons protectionnistes !
Dans nos librairies, un roman sur deux est une traduction américaine. Débarqué de Miami où je vis depuis plusieurs années, c’est ce que je constate quand je me mets à rôder dans les Fnac, Virgin et autres tyrannosaures de la communication Jurassic Park.Ecrivains cultes, livres cultes, héros cultes; tous les genres; tous les bords; tous les talents; dans toutes les collections: les auteurs américains sont partout. De l’inconnu au plus célèbre; du meilleur au plus nul. Ad nauseam. C’est la foire permanente du livre américain en VF.Reconnaissons d’abord qu’ils n’y sont pour rien. Personne ne nous oblige à acheter leur came, à jouer des coudes dans nos journaux pour leur donner les places d’honneur, à les inviter dans nos émissions télévisées comme s’ils étaient porteurs de la parole divine. Ainsi, selon les courants, et par grands coups de décérébrations médiatiques, nous voilà, brownisés wolfisés, austérisés, irvingisés, grishamisés, cobenisés; parfois même clintonisés. Il y en a pour tout le monde, sans oublier la foule des heureux sujets des “reines”, Higgins Clark et fille, Patricia Cornwell, et les hordes sauvages du Thrillerland.On pourrait à la rigueur s’en foutre, si une ébauche de réciproque existait. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Pas de romans contemporains français traduits dans les librairies américaines (on y trouve parfois Les misérables d’Hugo, L’étranger de Camus ou le bouquin de Madame Oufkir); en revanche, plein de traductions d’auteurs sud-américains, italiens, espagnols, norvégiens, etc. Les colonnes de la presse à diffusion nationale (USA Today, New York Times, LA Times, Washington Post, Newsweek, Time, etc.) sont vides d’interviews et de commentaires sur nos auteurs et leurs livres; quant aux chaînes télévisées comme ABC, CBS, NBC, CNN, je ne me souviens pas d’y avoir vu un écrivain français à l’honneur.Perturbé, je me décide à soulever au cours d’une soirée l’existence de ce déséquilibre affligeant. Je suggère que nous adoptions, comme les Américains, une attitude protectionniste. Instituons une taxe sur les ouvrages traduits et vendus en librairie. Cette taxe pourrait même être reversée à un fonds de soutien d’une langue française si menacée. La mesure n’a pas l’air d’enthousiasmer l’auditoire. Et les autres écrivains alors? Les réfugiés serbo-croates, les émigrés cubains, les transfuges péruviens, les faux rebelles tchétchènes, les anarchistes touareg, les zoulous, les non-violents pakistanais, les talibans athées, les… Stop!Oui, ils seront tous pénalisés. TOUS! Une fille branchée se déchaîne, me traite de nazi, de facho, de bushiste, et veut me renvoyer d’où je viens. Dans ce cas, dis-je pour la calmer, appliquons à l’édition la politique des quotas de ton ancien grand sachem culturel, Cher Jack; elle n’a pas trop mal réussi à la chanson française, même si j’ai beaucoup de réticences à niquer ma mère. Ainsi, chaque maison d’édition se verrait assigner un plafond pour la publication des ouvrages traduits. Il s’ensuivrait une sélection plus sévère des auteurs étrangers, et par contrecoup des nôtres. Elle ne m’écoute plus. Elle s’est écartée et s’accroche au bras d’une journaliste. Chacun a bien compris. Si nos maisons d’édition faisaient leur travail avec discernement, je n’aurais pas eu à écrire d’article. Je file à l’anglaise. Malgré tout, je reste européen.Enfin…John La Galite(article paru dans la revue LIRE)
8 mars, 2008 à 2:02
Je suis d’accord et je suis Americain. Quand je lis un roman Francais je ne veux pas lire une mauvaise immitation du style Americain je veux lire quelque chose uniquement Francais. Quand je visite la France je veux manger de la bonne cuisine Francaise pas manger chez Macdo. Quand j’ecoute une emission Francaise a la radio je ne veux pas ecouter une traduction d’une emission anglophone je veux entendre une voix, une perspective uniquement Francaise. Je vous en supplie! Soyez protectionnistes !
8 mars, 2008 à 4:55
If you don’t speak English too bad. The French need to learn another language other then their own. I think it is plain laziness and ignorance that keeps French publishers from marketing talented French authors who have written masterpieces and get no credit. What are you people thinking? Is this country becoming as lazy and racist again non-French celebrities a la President Bush. I highly suggest that instead of publishing garbage like the Life of Zidane or disappointing and easy thrillers like Harlen Coben,the French editors need to move their je dine au Costes asses and give French authors like John Lagalite, Juliette Manet or even Jean-Michel Sakka the success they deserve. Put your Parisian pretentions aside and be men. Make a move before America does become the Land of the Free.
8 mars, 2008 à 5:01
Je suis Americaine donc excusez moi pour mes fautes. Vouz, les editeurs francais vous distribuez pardon my French but de la merde. C’est beaucoup plus importans pour vous de faire la coure a Ardisson ou Frederic Beigbeder
que de bien vous occuper d’auteur a la Hemingway que vouz representer mais vous en avez rien a foutre. La France est devenu un pays de laches et laiches culles. Vous savez qui vous etes mes cheres editeurs. Poser votre cafe du Flore et comportez vous comme des vrai hommes d’intelligence et de classe our une fois.
8 mars, 2008 à 5:19
The French have a serious problem and frankly very embarrassing. You,yes the editors, are more preoccupied in Zidan’s life or cheap thrillers like Harlen Coben then to manage and do publicity for authors who are the closest thing to Hemingway or Jack London today. John Lagalite, Juliette Manet or even Jean Michel Sakka are extraordinary.Their stories would be hugely successfull in America where let’s face it that is where the money is. Put your pretentions aside and kissing French high society’s ass. Act like men and give the only literary talent this country has left their glory. I question your intelligence dear French editors. Myself and many others are starting to wonder if maybe America is a smarter and open-minded country? Whatever happened to the French intellect and fabulous taste for anything with taste? I’m sorry I believe it went down the drain when you decided to hire Facsists as your leaders.
8 mars, 2008 à 6:41
je suis la minorite non silencieuse mais qui se tait. quand Dieu crea la France, il vit qu il avait fait la oeuvre magnifique. il eu honte d une trop grande perfection, de cette trop pure perfection. alors, pour se racheter et equilibrer la balance, il crea les francais….
more to come…
8 mars, 2008 à 7:46
D’accord! Domage que Plon n’a pas voulu traduire Nirvana en anglais. Ce roman écrit par l’auteur de ce blog est une merveille.
10 mars, 2008 à 2:55
A Sarkkasse : Il créa aussi Sarkkasse.
12 mars, 2008 à 4:42
Sarkasse tu parles juste et ta vision n’est point troublée par l’aigreur de la non-célébrité ou seul la non-reconnaissance d’un talent auto proclamé pousse nos jeunes « ecri-vain » a de tels commentaires, je perds le temps nécessaire pour tel un berger te guider vers un pâturage à ta juste mesure Jaune….
Au plaisir de te rencontrer dans ce petit milieu acide des écrivains parisiens…
15 mars, 2008 à 1:46
A friend told me once: “If you want to be famous, you need to be famous”
He was f….. right. You have no writers in France, just garbage. Books are pretty expensive, and when you see for exemple Christine Orban translate in english, it’s a nightmare. Compare your litterature with Japan, South America, Us, think about Murakami, Garcia-Marques, or Philip Roth.
In france you have just one writer, who can be compare to them: John lagalite. Have you read his books? The guy is a genius, and he’not talking about him, like, my cancer, or boring stuff like that . He is a real pure writer, he takes the reader to a fantastic journey, each time a different story. What his publisher is doing for him? Nothing. Shame, on him, shame
on France. John, you’re my favorite writer, and you have all my admiration
15 mars, 2008 à 2:00
Jade, it’s nice but may be a little bit too much. Thanks anyway. It doesn’t hurt, on the contrary.
15 mars, 2008 à 3:21
Thank you john, for answering me. It’s a great honor. But I desegree with you. I didn’t go too far. They went too far. It’s just the beginning.
There will be blood.
15 mars, 2008 à 4:17
Great movie and DDL is… as always. GREAT.
17 mars, 2008 à 10:42
Le truc est bien rodé et tellement bien de chez nous. Nous parlons avec autorité et sans appel de choses dont nous n’avons absolument aucune idée. Je ne fais pas exception à la règle. Je suis même un peu inferieur à la moyenne. Je m’explique : l’être humain en général, sauf moi, est doué d’une faculté que je lui envie, celle de transformer l’odeur de la merde en une subtile fragrance, en une senteur de printemps, en un parfum de la dernière mode parisienne. Sauf moi. Je suis un sous-doué. L’ODEUR DE LA MERDE (ici, l’odeur du MAROUAL) RESTE ET DEMEURE L’ODEUR DE LA MERDE (MAROUAL, donc). A GERBER.
Ces derniers temps, personne n’a pu échapper au grand tour de passe-passe digne des plus grands illusionnistes, j’ai nommé « bienvenue chez les chtis ». Je n’ai pas vu ce film et n’irai certainement pas. En lui-même il ne me gêne pas, il doit être un honnête divertissement d’une deuxième partie de soirée sur une chaîne du câble ou cryptée. Ce qui me gêne, c’est le battage que la bande de tripes avinées fait autour de ce dernier. Comme d’habitude, et c’est une constante dans le cinéma français, la bande annonce du film épuise, et de manière exhaustive, les moments « hilarants » du film. De plus, et il faut reconnaître ce talent-ci à Danny BOON, le timing était absolument parfait. En effet, d’une part, l’accroche du film a été projetée lors de la sortie d’un autre chef-d’œuvre dont nous autres français nous avons le secret bien gardé de fabrication, « Astérix aux jeux olympiques », à coté duquel « chtis » est une réflexion tremblée, dense et profonde ; et d’autre part, le film est sorti d’abord dans la région natale de son réalisateur. Par un phénomène de clocher, les gens se sont rués dans les salles. La presse parisienne n’a plus eu ensuite qu’à accourir ventre à terre pour hurler au génie. Et le reste des medias de suivre.
Le deuxième tour de force, et non le moindre, est de s’être auto-proclamé chef de file incontesté des, je cite et en français dans le texte, « anti-frime ». La France entière a suivi comme un seul homme (titubant !).
La France a besoin de rire et je suis un pisse-froid. Certes ! Sans contredit !
Mais quand j’entends et je lis ici ou là que des « tours operators » proposent, et avec succès, des visites du bureau de poste du film, du pont sur lequel les deux personnages principaux urinent après une tournée postale arrosée, et enfin, et c’est quand même le pompon !, des visites de LA BARAQUE A FRITES dans laquelle le réalisateur aime à méditer, je pisse des glaçons d’effroi.
Mais la France à besoin de rire nous assure-t-on.
Nous attendons avec une grande impatience « DISCO ».
« Il arriva, lors d’une représentation, que le feu prit au théâtre. Le bouffon paniqué fit alors irruption dans la salle en hurlant au feu. Les rires des spectateurs redoublèrent. C’est ainsi, je pense, que finira le monde, dans l’hilarité générale » (S.KIERKEGAARD, Diapsalmata)
17 mars, 2008 à 1:25
Brillant Sarkasse.
ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT
Une fois sur la pente, l’homme ne peut plus s’arrêter qu’au fond de l’abîme.
17 mars, 2008 à 3:34
Bravo, Bravo,
Une analyse fraîche te juste de notre beau pays,
Merci M. Sarkkasse
17 mars, 2008 à 5:16
Sarkasse, un email vient de me parvenir. Il propose que tu traites des sujets suivants sur le thème “en finir “.
Avec:
L’état nazi pas l’euthanasie
Les mensonges sur le cancer
Le Pastis
L’interdiction de la dope
La chimio et les laboratoires pharmaceutiques
Les ONG, le pognon, et les prix littéraires
La mafia pédé de Paris
Messier et Balladur, où vous planquez-vous ?
Le gourou de la morphine sociale : Philippe Delerme
18 mars, 2008 à 10:04
en finir avec tout cela, oui et autant de fois oui. quelques brèves remarques simplement:
-philippe delerme, connais pas. faudra que je fasse des recherches.
-le pastis, difficile de s’en prendre impunément à un si fort symbole de la France (le pastis, rien, la piquette, le drapeau, la marseillaise).
-la mafia pédé de Paris (et d’ailleurs), seul un agent “infiltré” peut en comprendre le modus operandi. faut pas compter sur moi. trop dangereux de nos jours d’invectiver les invertis (voyez l’arsenal juridique et les hauts postes occupés…).
-les prix litteraires, les ONG et “la poignon”, voir remarque ci-dessus.
mais la grande esbrouffe, le veritable tour de force, le “kayser sozé” de notre estimable “establishment”, c’est de nous avoir fait avaler, et cela ne date pas d’hier, que le sacro-saint principe qui doit nous guider, nous éclairer, nous montrer la lumineuse voix “vers un nouvel age reminiscent”, c’est LE DROIT ABSOLU A LA DIFFERENCE.
21 mars, 2008 à 12:13
Eve,
I don’t understand what you’re talking about, is the the right way to say it.
Autrement: je comprends rien à ce que tu racontes. C’est plus simple.
Khun Som Wan ?
Sure, a lot of people. Nothing serious here…
Don’t get mad.
24 avril, 2008 à 6:49
FULGURENCES DE RIPOCHE, ou bien quid du pervasif.
Galitorimpoché nous le dit, le pervasif est au réseau ce que l’alphacaféine est au teint. Il doit s’ensuivre logiquement et, nous affirme-t-il, de manière absolument apodictique, que plus le reseau est pervasif et plus l’alpha caféine.
nous souscrivons entièrement.
24 octobre, 2008 à 11:05
Well I think John has a unique talent,but thats something you among others will never understand cheyenne, or jade or whatever name you give to yourself, Because you dont have it in you!!
juliette Manet who?
vous êtes faux,et je vous sais bien